Prostitution : les clients dans le collimateur de la justice !


Le projet visant à sanctionner les clients de prostituées heurte l’opinion. L’association Le nid, à l’origine de l’idée, s’est lancée, ces dernières semaines, dans une campagne d’envergure. S’inspirant du modèle suédois qui interdit cette pratique, la proposition bénéficierait  du soutien sans faille de l’UMP et du Parti socialiste. Le vote ne serait qu’une formalité, tant la question fait l’objet d’un consensus. C’est en ces termes que les politiques « vendent » cette proposition de loi. En attendant, des militantes chevronnées occupent l’espace, dénoncent les formes modernes de l’esclavage. Instruisent de nouveaux procès.

Ceux… ou celles qui doutent du propos, qui émettent des réserves, sont considérés à brûle-pourpoint comme des « criminels. » Des complices de l’abject. A défaut d’être responsables… républicains, vertueux.

Il n’est pas question de banaliser les violences faites aux femmes. Ni de les justifier…Ou pire : les passer sous silence. On entend les diatribes de Yael Mellul, avocate au barreau de Paris et porte-parole du mouvement. Le moralisme de Jacques Hamon, président du réseau associatif… inconnu du grand public il y a quelques jours encore. Mais les médias n’invitent pas les prostituées revêches. Celles qui jugent cette loi liberticide, dangereuse pour l’équilibre d’une société. Son hygiène, sa santé.

On convoque, pour les besoins de « la cause », des savantes. Des « ultras » féministes, nourries au lait de la révolte, de la rhétorique accusatrice. Lesquelles, pour discréditer des clients « pervers » surfent sur la morale, la psychanalyse…la culpabilité, le droit ! Vaste programme…

Dans un contexte généralisé de retour à « l’ordre moral », on préfère, et de loin, criminaliser des habitués. Plutôt que de s’attaquer aux fleurs du mal : les gangs tchétchènes, les maffias bulgares…. Ces œuvres de bienfaisance, connues des services de police, qui torturent leurs « salariées » en toute impunité.

Peu importe ! L’heure, désormais, est aux effets de manches. Aux amalgames, aux sermons. Pour venir à la rescousse d’un pouvoir en sursis, députés et ministres pratiquent la diversion, sous prétexte de lutter contre l’insécurité. Alors qu’ils réduisent un peu plus les libertés individuelles…. Et rognent sur ce que les libéraux sacralisent depuis l’avènement démocratique : la sphère privée. De John Locke à Tocqueville : faisons table rase ! « Ils n’ont plus rien à nous apporter. » C’est l’amer constat de ces nouveaux théologiens.

De ce débat mal ficelé, naissent des convictions qui se heurtent à des surdités grandiloquentes. Rappelons des trésors de libéralisme, qui à l’aune du débat, se transforme en pêché originel.  L’Etat n’a pas à entrer dans les consciences, les fantasmes… « les jeux de rôles». Ni à légiférer sous la pression de quelques réseaux. Il n’a pas non plus vocation à arbitrer des actes qui relèvent de la seule intimité… du libre arbitre, du désir. Et parfois, de la pornographie.

On ne réorganise pas « le plus vieux métier du monde. » à coups de marteau épistémologiques, de réformes. Encore moins par la contre-idéologie, les mises à l’index et des versets « hommistes. »

Ces militantes s’égarent. Même si quelques unes rêvent en secret d’une société émasculée. Elles perdent en liberté, ce qu’elles croient compenser en dignité, en droit. Obsédées par les rapports de force, le pénis, elles voient la domination masculine partout. Congédiant le discernement, sans prendre la peine de lire Bourdieu… convenablement.

Qui sont ces « préfètes » imprécatrices pour définir les bornes de la sexualité, du plaisir ? Derrière les plus belles utopies, se cachent… parfois des mondes infâmes où l’aventure, la transgression sont bannies au nom de « l’égalité de tous devant la loi. » Cette disposition porte un nom : le totalitarisme…Le diktat de la volonté générale portée par le pouvoir qui, à défaut de régler le chômage, épie des braguettes.

Le tableau n’est pas binaire, contrairement à la fable rapportée. Toutes les péripatéticiennes ne vivent pas sous la férule d’un maquereau psychotique… sadique. Loin de là ! Il existe des hommes qui, pour des raisons propres à leur trajectoire, sont incapables d’avoir des relations sexuelles, autres qu’avec ces femmes. Leur enlever ce confort, c’est construire des barreaux à leur fenêtre… marquer leur villégiature du sceau de la misère, du sevrage, de l’oubli.

C’est les empêcher d’accéder… à l’humanité. De jouir… De se faire homme. Une donnée empirique qui dépasse l’entendement de « ces gardes chiourmes » pour qui tout est politique. Même une passe.

Les propos de Yael Mellul vous glacent le sang. Que voit-on à l’image ? Une idéologue autiste qui essentialise des congénères qu’elle tient pour inférieures, évacuant de l’expérience humaine, le concept d’objet. La comparaison avec Jules Ferry interpelle.

Comme son « illustre » prédécesseur, elle part en mission . Persuadée de détenir la vérité, d’œuvrer pour le bien de l’humanité. Comme lui, elle croit qu’il faut donner « la lumière », « l’éducation » à des « adolescentes » en quête de renaissance. Les mots pour se libérer…La culture pour renverser la dialectique du maître et de l’esclave.

Le ministre de l’instruction parlait « de nègres. » Elle, autres temps, autres mœurs, « d’analphabètes ». Des femmes miniatures que la République, bien entendu, doit éleveranoblir, prendre sous son aile. Que de ressemblances avec l’autre tragédie !

On quitte la dignité, le droit , l’image de soi,- nobles combats par ailleurs- pour entendre une politique de civilisation. Autant d’indices pour crier son indignation.

Après le sanglot de l’homme blanc, le sanglot du salaud « pour faire oublier la Côte d’Ivoire » dixit Maître Vergès ?

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One Response to Prostitution : les clients dans le collimateur de la justice !

  1. TeleVasion says:

    <>Comme vous y allez!

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