Robespierre : la controverse interdite ?


Robespierre : bourreau de la Vendée ?

« Entre 1793 et 1796, la Vendée fut le théâtre d’affrontements d’une rare violence entre des paysans insurgés et le pouvoir révolutionnaire dirigé par Robespierre. 170 000 Vendéens furent massacrés par les armées de la République, au point que certains historiens n’hésitent pas à employer aujourd’hui le terme de génocide ! La population Vendéenne a-t-elle fait l’objet d’une élimination méthodique et programmée ? Que s’est-il réellement passé durant ces trois années de combat ? »

Franck Ferrand instruit le dossier. L’intention est noble. Mais la démarche reste surprenante. Voire naïve.  En effet, les massacres perpétrés par l’armée républicaine en Vendée sont un secret de polichinelle. Quiconque aborde la Révolution française connaît la tragédie des Chouans, des prêtres réfractaires. La gauche et la droite, dans un souci d’unité nationale et d’apaisement, ont toujours soutenu que la violence fonde une nation. Reprenant les thèses de René Girard,  les partis de la République, à la lumière du réalisme, ont développé l’idée selon laquelle, il n’y a pas de liberté, ni d’indépendance, sans cadavres. La violence, étant, par l’absurde, le seul moyen de transformer un environnement politique. A condition que la cause soit juste. Ce documentaire a le mérite, toutefois, de replacer la politique d’épuration de Robespierre dans un contexte d’instabilité. Les menaces pour faire chuter le nouveau régime étaient nombreuses, les adversaires identifiés.  D’abord, à l’intérieur du pays où la contre-révolution faisait rage. Ensuite, à l’extérieur des frontières où des monarchies voisines avaient déclaré la guerre à la France, comptant restaurer l’Ancien Régime. Des éléments qui, sans doute, furent à l’origine de la création du Comité du Salut Public et ses dérives (la répression sanglante). Afin d’apaiser la mémoire, quitte à masquer des faits,  le système a préféré préserver le roman familial, se faisant sienne cette maxime : « Tout acte nécessite l’oubli. » « Bourreau » ou « sauveur », Robespierre continue de délier les langues. Loin d’être un sujet tabou, « l’incorruptible » hante encore des esprits. Il suscite à droite la même gêne que Bonaparte éveille encore à gauche. Quant à Napoléon, son autre moitié, n’en parlons pas…

Voir le documentaire (cliquez ici) :

 

 

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