Les débuts d’une présidence normale ?


Ses adversaires l’attendaient au tournant ! Ils jubilent. Sur RTL, Ivan Rioufol, pour ne citer

Sud-Ouest

que lui, se lance dans des diatribes contre le pouvoir en place. L’orgasme éditorialiste se substituant à l’intelligence critique. Quelques semaines après l’intronisation de François Hollande, la « présidence normale » serait un leurre. Les victimes ? Nicolas Sarkozy et le peuple de France. Ce dernier – trop velléitaire, à son goût -  se serait laissé piéger par des fariboles. « Des vieilles lunes socialistes » qui ne résistent pas à la réalité, après un court état de grâce. En fin observateur, il pointe les égarements de l’Élysée, convoquant BFMTV, au cas où on le soupçonnerait de Figaronite. « Le chef de l’État a roulé à 180 km/h sur l’autoroute pour se rendre à une cérémonie, transgressant les règles du code ! » Le moraliste de Tulles ne manque donc pas d’air.

A quatre jours du deuxième tour des législatives, on égrène les dérapages du Grand Maître de l’ordre de la Légion d’honneur. L’UMP reproche au Président de la République de soutenir Ségolène Royal, en difficulté à La Rochelle et de se comporter en chef de clan. Quand ce n’est pas en ex-mari compatissant. Une faute lourde, hurle-t-on à l’unisson. Poursuivons l’amateurisme de « l’apprenti sorcier ». « Il disait vouloir séparer vie privée/vie publique. Et en finir avec le mélange des genres. »  « Faux ! » Valerie Trierweiler, sa nouvelle compagne, « soutient Olivier Falorni » – le dissident – sur Twitter. « Vous comprenez bien que tout cela fait désordre»

Outre les procès d’incompétence, « les histoires de fesses » prennent le relais, galvanisant l’opposition, la presse…les bistrots. Mais c’est confondre morale et politique. On juge le pouvoir sur des faits. Et hormis ces « couacs », force est de constater que le gouvernement tient ses promesses de campagne. Le chef de l’État a, par exemple, réduit son salaire et celui de ses ministres. Alors que certains crient haro sur « l’intrigante » et la comparent déjà à Catherine de Médicis ou Edmond Dantès, le gouvernement examine aujourd’hui un texte de loi sur le harcèlement sexuel et veut limiter de 1 à 20 les écarts de salaire des dirigeants des entreprises publiques. Sans parler de la parité qui n’est plus un vain mot ou l’abrogation de la circulaire Guéant sur les étrangers.

Aux amnésiques volontaires, fâchés avec l’histoire, rappelons le rôle majeur de Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares en Libye en 2007. Carla bruni, sa remplaçante, brillera aussi. Charismatique, la chansonnière avait fini par convaincre le Président Lula de ne pas extrader le terroriste d’extrême gauche, Cesare Battisti. Passionnée de diplomatie parallèle et sans que cela n’émeuve les indignés – éblouis par la doctrine Mitterrand – , l’ex mannequin récidiviste, épaulée par sa sœur, avait plaidé la cause de Marina Petrella, membre active des Brigades rouges (elle avait « juste assassiné » un commissaire de police ). Comme quoi en France, il y a des traditions qui perdurent. Que l’on soit une femme de droite ou de gauche.

Voir les vidéos :

Ségolène Royal répond aux médias

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Ségolène Royal : « Le coup était trop violent », source (LePoint.fr)

Quand Hollande promettait ne pas intervenir dans les législatives, source (Lemonde.fr)

 

 

 

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